Saint Benoit

Élevé au rang d’arbre remarquable pour son histoire plus que sa longévité (350 ans). Le chêne dit « de senillé », situé rue de la matauderie à St Benoît, aura traversé les siècles et l’histoire sans que ne puisse jamais lui être reproché d’avoir pu chercher à faire de l’ombre à ses congénères. Ni même apparaître de ceux qui auraient pu chercher à cacher la forêt.

          L’eut-il souhaité que l’objectif lui serait apparu difficilement réalisable. Celle-ci ayant disparu depuis bien longtemps pour laisser la place entre autresconstructions au lycée dit « du bois d’amour ».

            Situé sur le bord du chemin qu’empruntait semble t-il assez régulièrement Jean de la Fontaine pour rendre visite à ses cousins du Fief-Clairet, l’auteur s’en serait dit-on inspiré pour écrire l’une de ses plus célèbres Fables, « le chêne et le roseau ».

            Étroitement liée de par son histoire à celle de ses abbayes plus que millénaires, la commune de Saint-Benoît apparaît comme l’une des plus anciennes de la proche périphérie de Poitiers ; Sans aucun doute l’une des plus intéressantes à découvrir aussi.

            Celle-ci connaîtra au fil des siècles diverses appellations; Quincaillières en 1027, puis Saint-Benoît-de-Quinçay et enfin St Benoît, ou encore « Quinçay-les-Plaisirs », surnom courant de la  toute fin du XVIIIe siècle, au temps des guinguettes et de la révolution industrielle valant à Saint-Benoît ce que semble valoir aujourd’hui Bitard-bourg pour Poitiers.  

            Offrant un panorama exceptionnel fait d’escarpements rocheux, de falaises, vallées encaissées et de plaines boisées, ses 1322 hectares apparaissent comme un écrin de verdure aux portes de Poitiers. Un site quasi béni des Dieux qui amènera d’ailleurs nombre de notables de l’ancienne capitale économique poitevine à  acquérir, aux portes de la cité, villas, manoirs et autres résidences au cour du XIX e siècle.

            Lieu de détente le long des berges du Clain et de la Miosson, du parc de la Varennes, à la vallée du Clain, Saint-Benoît apparaît tel un livre d’histoire à ciel ouvert.

            Un livre dont quelques-unes des plus belles pages auraient été écrites par François Rabelais (1483 ou 1494 – 1553) auteur de Pantagruel, le réformateur Jean Calvin (1509 – 1564), l’amiral Coligny (1519 – 1572) lors du siège de Poitiers ou encore Jean de la Fontaine (1621 – 1695)  pour ne citer que quelques personnalités emblématiques ayant visité la commune.

            À voir : les arcs de « Parigny », vestiges de l’un des trois aqueducs gallo-romain assurant l’alimentation en eau de Poitiers au 1er siècle de notre ère. Le monastère Saint André du VIIe siècle entièrement reconstruit au XIe siècle sous le vocable de St Benoît. L’église et sa façade du XIe siècle. Le viaduc …. l’abbaye Ste Croix, plus ancienne abbaye d’Europe fondée par Ste Radegonde, reine des Francs en 552, et installée depuis 1965 sur le domaine de la cossonière. Propriété de 29 hectares sur les hauteurs de St Benoît, l’abbaye possède depuis 569 un reliquaire offert par l’empereur de Byzance contenant un authentique morceau de la Croix et divers autres éléments dont un pupitre de Ste Radegonde.

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