Brigueil le Chantre

Posée à la frontière entre les provinces du Limousin, du Berry et du Poitou, Brigueuil le chantre s’étend sur un territoire de 53.79 km2 et comptait 516 habitants au recensement de 2016.

Ancien bourg fortifié ayant compté jusqu’à plus de 1.600 habitants à l’aube du XIXe siècle avant de devoir faire face à l’exode rural et à la désertification de ses campagnes, l’occupation du territoire de la commune semble trouver ses origines à l’époque gallo-romaine.

En témoigne la toponymie des lieux qui semble faire état d’une Colline (du Gaulois Brig ou Briga) occupée par un chantre (du latin cantore = chanter), homme d’église officiant dans le chant.

Un lieu de culte en somme, ou de vie peut-être. Pourquoi pas un ancien édifice (un temple peut-être, comme il en existait beaucoup dans les environs) ayant pu être posé sur un promontoire rocheux, surplombant la vallée de l’Asse. Ou l’église actuelle tout simplement, datée du XIIème siècle.

Un édifice construit dans le pur style roman du Limousin, et donné à l’abbaye du Dorat (Haute-Vienne) en 1185, avant d’être rattaché au lendemain de la révolution française de 1789 au diocèse de Poitiers.

Inscrite à l’inventaire des Monuments Historiques, l’église fait l’objet d’un attention toute particulière depuis la découverte de multiples décors peints sur les murs intérieurs de sa nef et de son chœur. Une valeur patrimoniale incontestable aux yeux de la fondation du patrimoine permettant s’il en était besoin de justifier le devoir d’assurer la sauvegarde du monument.

Placée sous le vocable de Saint-Hilaire l’église était intégrée au système défensif du village. Elle dominait un ancien gué qui permettait, outre l’accès aux carrières de granit, la perception de taxes.

Profondément marquée les exactions. Œuvres bien souvent de bandes de brigands ou d’anciens soldats esseulés par la fin de la guerre de cent ans. Dont celle dite de « la Hire » ( Etienne de Vignolles, le valet de cœur de nos jeux de cartes, mais surtout connu pour avoir été chevalier servant de Jeanne d’Arc), la commune a hérité d’un imposant patrimoine fortifié.

Des fortifications qui, bien qu’ayant pour la plus part disparues, ont laissées quelques traces, avec entre autres deux portes du XIVe siècle, la base d’un donjon carré du XIIe et le château de Mareuil du XVe

A voir:

  • La lanterne des morts de l’époque médiévale située dans le cimetière
  • Le château de Mareuil du XVe siècle. Propriété privée. Ancien fief relevant de la baronnie de Montmorillon le château domine la vallée de l’Asse.
  • L’église St Hilaire avec sa nef et son chœur du XIIe siècle. Son portail gothique du XIIIe et son clocher-porche carré à trois étages reconstruit au XIXe siècle. Décorée au XVIIe siècle mais profondément abimée à la Révolution l’église a récemment fait l’objet de la découverte de fresques murales.
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