Congrégation des Filles de la Croix – la Puye 86260-

Humble curé ayant refusé, au péril de sa vie, de se soumettre à la Constitution Civile du Clergé au lendemain de la révolution française. C’est dans une grange aux «Marsillys», lieu-dit situé sur la commune de St Pierre de Maillé où il exercera de retour d’exil son ministère dans la clandestinité, qu’André Hubert Fournet rencontrera pour la première fois Jeanne Elisabeth Bichier des Ages.

Nous sommes alors en 1797

Une rencontre qui scellera à jamais leurs destinées à celles de centaines, voir de milliers de personnes à travers le monde (la congrégation ayant en effet compté jusqu’à 286 établissements scolaires à travers la France en 1903 , et aujourd’hui encore près de 500 soeurs sont présentes en Côte d’ivoire, Burkina Faso, Argentine, Brésil, Canada, Espagne, Italie, Thaïlande et France.

Quelques temps après leur rencontre, Jeanne-Elisabeth parti apprendre la vie religieuse à Poitiers, recevra un appel pressant du Père André Hubert, la sommant de rentrer sur le champ du côté de Béthines.

« A quoi pensez-vous? Il y a ici des enfants qui ne connaissent pas les premiers principes de la religion et qui n’ont personne pour les instruire ! des malades ! Venez !».

Abandonnant toute idée de couvent et de cloître, Jeanne-Elisabeth rentrera dans son village; A Béthines, où viendront la rejoindre quatre autres jeunes filles.
Madeleine, Véronique, Marianne et Anne, qui s’attelleront à ses côtés, à l’entretient des églises, ainsi qu’à l’aide et au soin des malades.

Les premières bases de la congrégation

Appelées par le  » Bon Père » – surnom donné à André-Hubert Fournet- pour venir le rejoindre sur St Pierre de Maillé; En 1806, les jeunes filles intégreront la maison dite de « Molante ». Une imposante bâtisse située sur les hauteurs du village, où elles s’occuperont de malades et de 33 orphelines. En plus de porter l’évangile et son enseignement auprès des enfants des campagnes environnantes.

La Maison-Mère de la Puye

Tournant important dans l’histoire de la Congrégation, la création de la Maison-Mère de la Puye au coeur des vestiges d’un ancien Prieuré fontevriste du XIIe siècle.

Un ensemble vendu en tant que bien national au lendemain de la révolution. Racheté grâce à la fortune personnelle de Jeanne-Elisabeth, et aux fonds soulevés auprès de riches donateurs à travers toute la France.

La Chapelle conventuelle de la Puye

Construite entre 1868 et 1874, la chapelle ‘‘ conventuelle ’’ à une capacité de 400 places assises environ (hors travées).

La Chapelle conventuelle

En y entrant, on est frappé par la hauteur des voûtes et le jeu de la lumière sur la pierre et les vitraux.

Traversant la Nef en franchissant la grille de chœur, en bois ouvragé, du XVIIème siècle, provenant de l’église des moniales, on ne peut qu’être impressionné par la majesté des lieux.

De part et d’autre de l’autel sont installées, les châsses de Ste Jeanne-Elisabeth et St André-Hubert.

Châsse de Sainte Jeanne-Elisabeth

Bien que le cloître originel ait presque entièrement disparu, l’actuel datant de 1931, offre à la méditation et au repos. La cour centrale, qui se trouve sur l’emplacement de l’ancien cimetière fontevriste, est aménagée d’un bassin qui recevait l’eau de la fontaine aux Dames pour alimenter la partie inférieure des bâtiments. On peut aussi voir, dans l’enceinte de la congrégation la petite maison où vivait André-Hubert Fournet et la cellule de Ste Jeanne-Élisabeth.

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