Jardres

Peut-être n’aura t-il pas manqué grand chose au fond… un promontoire, une rivière et un gué pour faire de Jardres bien plus qu’un simple fief ; une commune à part entière capable de rivaliser avec sa proche voisine chauvinoise.

          Traversée d’Ouest en Est par la voie romaine Poitiers / Argenton-sur-Creuse (encore partiellement carrossable au lieu-dit « La chaussée »), et du nord au sud par l’axe reliant les agglomérations gallo-romaines de Vieux-Poitiers à Civaux. La commune aura longtemps souffert de sa proximité avec Chauvigny. Au point aujourd’hui encore, de ne pouvoir s’affranchir totalement et sans heurt de l’hégémonie de son ainée.

          Mentionnée dés 1239 sous sa forme primitive « Jadres » (Pays de Jardins), celle qui pourrait très vite apparaître comme l’une des grandes gagnantes au sein de la communauté urbaine de Poitiers, verra son envol facilité par la création d’une ligne de chemins de fer en 1883. Laquelle participera grandement à l’essor et à la renomée des carrières de pierres dites « de Chauvigny ».

          Commune natale de Maurice Fombeure, poète à propos de qui Paul Claudel dira un jour «  il faut lire Maurice Fombeure, c’est quelqu’un (…) aussi adroit et prompt dans son empressement dactylique que le meilleur Verlaine(…) » ; la commune recèle quelques édifices qui, sans être d’intérêts majeurs, valent néanmoins le coup d’oeil tant ils paraissent étroitement liés à l’histoire de la cité médiévale toute proche.

          Des sites au premier rang desquels se trouvent l’ancien prieuré-cure du XIIe siècle devenu église paroissiale, les manoirs de Montlouis (XVe siècle), de l’Epinoux entièrement reconstruit au XVIIIe siècle et de Pressec (XVIe siècle)

          Avec un peu plus de 1250 habitants au recensement de 2013, la commune qui a vu sa population plus que doubler ces 40 dernières années, concentre l’essentiel de son activité économique aux portes de chauvigny, sur la zone d’activité dite de « la carte », et le long de la RN 151 sur l’axe Poitiers – St Savin – le Blanc.

Extrait d’un poème de Maurice Fombeure (1906 – 1981)

La fontaine près de l’église

Où les aveugles vont mendier

La cour où rament les oies grises

Et que fleurit un amandier

Le vieux four à pain où s’enlacent

Les ronces, où se tord un figuier

Les coqs le matin à la vitre

Secouent leur crête de rosée

Et la journee retentissante

S’envole à tête reposée

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