Saint Benoit

Élevé au rang d’arbre remarquable pour son histoire et sa longévité. Le chêne dit « de senillé », situé rue de la matauderie à St Benoît, aura traversé les siècles et l’histoire sans que personne ne puisse jamais lui reprocher d’avoir pu chercher à faire de l’ombre à ses congénères.

          L’eut-il souhaité que l’objectif lui serait apparu difficilement réalisable. La forêt alentours ayant disparu depuis bien longtemps pour laisser place, entre autres constructions, au lycée « du bois d’amour ».

            Situé sur le bord du chemin qu’empruntait régulièrement Jean de la Fontaine pour rendre visite à ses cousins du Fief-Clairet. L’arbre aurait, dit-on inspiré l’auteur, pour l’écriture de l’une de ses plus célèbres Fables, « le chêne et le roseau ».

            Étroitement liée à son abbaye plus que millénaire, Saint-Benoît apparaît comme l’une des communes les plus intéressantes, à découvrir dans la proche périphérie de Poitiers.

            La commune connaîtra au fil des siècles diverses appellations. Quincaillières en 1027, puis Saint-Benoît-de-Quinçay ou encore « Quinçay-les-Plaisirs » au temps des guinguettes et de la révolution industrielle.

            Offrant un panorama exceptionnel fait d’escarpements rocheux, de falaises, vallées encaissées et de plaines boisées, ses 1322 hectares apparaissent tel un écrin de verdure posé aux portes de Poitiers. Un site quasi béni des Dieux qui amènera d’ailleurs nombre de notables de l’ancienne capitale économique poitevine à  acquérir, villas, manoirs et autres résidences au cour du XIX e siècle.

            Lieu de détente le long des berges du Clain et de la Miosson, du parc de la Varennes, à la vallée du Clain, Saint-Benoît apparaît tel un livre d’histoire à ciel ouvert.

            Un livre dont quelques-unes des plus belles pages auraient été écrites par François Rabelais, Jean Calvin, l’amiral Coligny lors du siège de Poitiers ou encore Jean de la Fontaine pour ne citer que quelques-unes des personnalités ayant visité la commune.

            À voir : les arcs de « Parigny », vestiges de l’un des trois aqueducs gallo-romain assurant l’alimentation en eau de Poitiers au 1er siècle de notre ère. Le monastère Saint André du VIIe siècle entièrement reconstruit au XIe siècle sous le vocable de St Benoît. L’église et sa façade du XIe siècle. Le viaduc …. l’abbaye Ste Croix, plus ancienne abbaye d’Europe fondée par Ste Radegonde, reine des Francs en 552, et installée depuis 1965 sur le domaine de la cossonière. Propriété de 29 hectares sur les hauteurs de St Benoît, l’abbaye possède depuis 569 un reliquaire offert par l’empereur de Byzance contenant un authentique morceau de la Croix et divers autres éléments dont un pupitre de Ste Radegonde.

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