Théophraste Renaudot

Médecin du roi, aujourd’hui plus connu pour le prix littéraire créé en 1925 en souvenir de son activité de journaliste, que pour l’exercice de son art. Théophraste Renaudot est né à Loudun en 1586.

Protestant convertit au catholicisme, il est le fondateur de la « Gazette de France » en 1631 – Folio hebdomadaire de 4 pages- . Condensé de nouvelles de France et de l’étranger qui lui offrira pour la postérité le titre de  » Père de la presse » dans notre pays.

Un Journal – le premier du genre créé en France -, inspiré de la « Gazetta » italienne, il lui survivra bien au delà de son décès en 1653.

Ayant étudié la médecine à Montpellier où il laissera le souvenir d’un élève brillant, puis exercé dans le Poitou où il fera la connaissance de François Leclerc du Tremblay, éminence grise du cardinal de Richelieu, il sera appelé pour devenir en 1612, médecin ordinaire du Roi Louis XIII.

Un titre qui lui permet d’exercer sur tout le territoire du royaume.

Médecin philanthrope, il obtient en 1618 le titre de «commissaire général des pauvres dans tout le royaume» (parfois appelé: Ministre de la charité publique). Et s’active dans les années qui suivent à soigner les plus démunis. Il créé le bureau d’adresses pour les aider dans le même temps à trouver du travail. Une structure qui peut aujourd’hui être considérée comme une ébauche de Pôle Emploi.

Fondée en 1631 la Gazette de France – journal par lequel il met sa plume au service du pouvoir alors représenté par Louis XIII et le Cardinal Richelieu-, parraîtra sous différentes formules – hebdomadaire et quotidienne-. Elle perdurera jusqu’en 1915, sous le nom de « Gazette nationale de France », après avoir emprunté celui de « journal officiel » avant la révolution.

De Pôle emploi au mont de Piété

Fondateur du  » Mont de Piété » en 1637, concept en fait emprunté à un dispositif, le  » monte di pietà », existant depuis le XVe siècle en Italie, il est à l’origine en France de ce qui deviendra le crédit municipal. Fermé à la mort de Louis XIII, il sera ré-ouvert en 1777, jusqu’à la révolution grâce à une ordonnance de Louis XVI et fera son grand retrour en 1804 sous Napoléon 1er.

Organisme de prêt sur gage, son surnom « ma Tante » lui viendrait du 3ème fils de Louis-Philippe, le Prince de Joinville, qui dit-on y aurait déposé une montre en prétextant l’avoir oubliée … chez sa tante.

S’assurant quelques fortes inimitiés des membres de la faculté de médecine de Paris en mettant en place des consultations gratuites à son domicile pour les pauvres, le décès de Richelieu en 1642 et celui de Louis XIII l’année suivante entraîneront la chute de Théophraste Renaudot. Il se trouvera dans l’impossibilité d’exercer  à Paris.  

Conservant néanmoins son journal, il est nommé historiographe du roi en 1646. Titre qu’il conservera jusqu’à son décès, le 25 octobre 1653 dans la misère.

Sources: https://inventaire.poitou-charentes.fr et https://www.histoire-pour-tous.fr/


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